mardi 17 mai 2016

Copycat (Johanna Lynn)

Titre : Copycat
Auteur : Johanna Lynn
Genre :  Romance, Thriller 
Série :  /
Nombre de pages :  256 pages

Résumé :
Dans les rues sombres de Philadelphie, un prédateur rôde, chassant et tuant. Alors que ses victimes refont surface l'une après l'autre et que les cadavres s'entassent, la police est soulagée de voir arriver une équipe d'agents du FBI. Mais pour l'un d'eux, cette affaire de meurtre en série cessera rapidement de n'être qu'une enquête parmi d'autres. 
Les crimes perpétrés qui passent pour l'hommage d'un admirateur de Jeffrey Dhamer, dissimulent pourtant leur vérité propre, et chacun est un pas qui rapproche le tueur de son objectif.
Il est des rencontres qui peuvent changer le cours d'une vie. Irrémédiablement, en un instant fugace, un rien suffit à briser... Ou à guérir. 

Une petite mise en garde avant de commencer cette chronique : ce livre contient deux choses qui pourraient ne pas plaire à tout le monde. Tout d'abord, il dépeint des relations (et des scènes non censurées, surtout) entre deux hommes. Ensuite, il parle - comme vous vous en doutez - d'une enquête sur un tueur en série, et il y a des passages très décrits, où il vaut mieux avoir l'estomac bien accroché. Donc si vous êtes plutôt sensible, évitez peut-être d'y plonger le nez !

Cela dit, ces deux détails mis à part, croyez moi, ça vaut largement le coup de se lancer ! Parce que même si on est pas, à mon sens, au niveau d'un Stephen King, ce livre est quand même de très bonne facture - déjà grâce à une histoire de très bonne facture.
Je ne vous donnerai pas trop de détails ici pour vraiment vous laisser la surprise, mais l'histoire est vue de deux point de vues différents et c'est vraiment très intéressant de voir ces deux regards s'alterner avant de finir par se confronter (on en vient à avoir des frissons quand c'est le cas). Et après, c'est d'autant plus passionnant de voir les deux points de vue s'accorder ou se distancier selon les événements. Je sais que je suis terriblement floue mais je ne veux vraiment rien vous dévoiler. Surtout que l'enquête policière est également très bien faite, et qu'on sent que Johanna maîtrise son sujet, du côté de la psychologie criminelle (voire, la psychologie tout court en ce qui concerne certains personnages).

Personnages pour le moins en haut en couleur, laissez moi vous dire ça. Déjà les deux protagonistes principaux laissent une marque indélébile à l'esprit tout au long du roman. J'ai beaucoup aimé découvrir leur façon d'interagir avec leur entourage à leur propre manière, leurs petits tics et autres habitudes. Par exemple, l'un d'eux ne cesse de parler en petits proverbes et c'est bien rendu tout au long de l'histoire - à se demander si l'auteur ne finissait pas par dormir avec un dictionnaire des proverbes sur son chevet.
Bien sûr, ces deux là ne sont pas tout seuls dans l'histoire, et c'est également un plaisir que de jeter un coup d’œil à, en vrac, la tenancière d'un bar, les collègues au FBI ou bien encore un passant au hasard dans la rue. Chacun est vraiment représenté avec son propre caractère et sa façon d'agir, ajoutant son propre grain de sel dans l'histoire (oui encore une fois je sais, je suis très vague... mais je ne veux vraiment pas vous gâcher la moindre surprise. J'ai un peu l'impression de marcher sur des oeufs, pour le coup). Sachez simplement que tout ce beau monde a de quoi vous en apprendre sur la vie - la leur comme la votre - et que vous ne ressortirez probablement pas le même une fois que vous y aurez plongé.

Enfin, tout ça est très bien soutenu par un style très agréable à lire. Ce dernier est très fluide, ponctué parfois des fameux petit proverbes d'un des personnages. Il ne sort pas du cadre comme aurait pu le faire le style de Tahereh Mafi à l'époque, mais il est très efficace dans son objectif premier : raconter l'histoire et embarquer le lecteur. De plus, Johanna a installé en début de chapitre à chaque fois un petit rituel : un extrait d'une chanson qui reflète aisément ce que nous réserve le chapitre, nous permettant à la fois de nous faire une idée pour mieux nous faire surprendre après, ou bien d'anticiper des choses qui... ne viendront peut-être pas. C'est comme avancer sur un terrain qu'on aurait déjà sondé du regard pour encore se faire surprendre ensuite. C'est à la fois risqué et délicieux.

Enfin, j'aimerais terminer, une fois n'est pas coutume, sur une petite note qui me semble très importante. A tout ceux qui, depuis 50 Shades of Grey, ont hurlé et vociféré sur les fanfiction, pensant que ces dernières n'étaient que des fantasmes de pré-adolescentes qui ne connaissent rien aux relations ou au sexe et savaient à peine écrire... Sachez que Copycat était, à l'origine, une fanfiction. Une vraie fanfiction, postée gratuitement sur un site créé pour ça. Je ne dévoilerai pas ici le fandom ou quelque détail de ce genre, mais je voulais que vous le sachiez : toutes les fanfictions ne sont pas de la trempe de celle de 50 Shades of Berk. Copycat a été travaillée en amont, lors de sa première publication, pour avoir son propre univers, sa propre construction. Et ensuite, lorsque l'auteur s'est vu proposé de se faire publier, elle a retravaillé en profondeur son texte afin d'offrir un produit fini et de qualité - ce qu'elle a, à mon sens, très bien réussi. Donc si un jour vous êtes tenté de parler de fanfiction... sachez que la qualité est également bien présente - Copycat en étant une preuve indéniable.

Bref, je vais arrêter mon laïus ici, je crois que j'ai bien assez parlé. Sachez simplement que pour moi, c'est un livre très réussi : bien au-delà de sa qualité de fanfiction, il a réussi à avoir un univers propre, des personnages plutôt intéressants et une écriture qui ficelle très aisément le tout. Copycat n'est certes pas parfait, mais c'est un très bon début pour Johanna Lynn et j'espère de tout cœur pouvoir un jour lire autre chose de sa part ! 


8.5/10

Cette chronique a été faite dans le cadre d'un service presse avec la maison d'édition Mix.

vendredi 13 mai 2016

Inside Out : Enfermée (Maria V. Snyder)

Titre : Enfermée
Auteur : Maria V. Snyder
Genre :  Fantastique ? Dystopie ? 
Série : Inside Out (Tome 1)
Nombre de pages :  483 pages

Résumé :
Dans le monde entièrement clos où vit Trella, ce monde qu’on appelle le Cube, il n'y a ni avenir ni issue. Pas de rébellion possible, sauf à finir dans la Broyeuse. Et eux qui voudraient lui faire croire le contraire en murmurant qu'il existe une Porte, cachée quelque part, dans les entrailles du Cube, sont justes d'immondes trafiquants d'espoir. D'ailleurs, elle veut le prouver. Voyageuse clandestine prête à affronter l'interdit, elle se lance alors dans la quête impossible : trouver la Porte... 

AH BON SANG DE BONSOIR CA FAIT TELLEMENT DU BIEN !
Sérieusement j'ai adoré mon stage, j'avais des élèves adorables (d'ailleurs un éventuel coucou à ceux qui passeraient par ici !), mais... c'était dur de ne pas avoir le temps de faire autre chose que travailler travailler travailler... GNUH.
J'ai quand même réussi à lire deux trois trucs durant tout ce temps ; et entre autre Inside Out (oui, je sais, vous vous en doutiez).
Et donc, que dire de tout ça, à part que j'étais déjà super heureuse de retrouver Maria V. Snyder dont j'adore le travail ?

Eh bien, déjà, que même si cette dernière change presque radicalement de registre, j'ai été très satisfaite de ma lecture ! Première chose, l'univers dans lequel le livre prend place est très étouffant. Vraiment, on a l'impression d'être avec Trella, enfermée dans un univers clos, sombre et qui asphyxie presque. On en vient à avoir autant envie que Trella de pouvoir sortir - pour que les personnages eux-mêmes puissent découvrir le bleu du ciel, l'odeur de l'herbe et la sensation de la pluie.
Et quelque part ça fait que lorsqu'on comprend ce que représente le "cube" et ce que Maria a préparé pour nous... on tombe de haut. Ou ou de bas. Un peu comme les personnages.

Personnages qui sont très intéressants, même si je les ai trouvé globalement un peu "pâles", je dirai ? Je ne suis pas sûre de savoir comment vraiment pouvoir vous expliquer ça. Trella est évidemment très "présente", puisqu'on vit l'histoire au travers de ses yeux. De son côté, elle évolue plutôt bien, passant d'un personnage très fermé et solitaire à quelque chose de différent au fil des pages - je ne vais rien dire pour ne pas vous spoiler.
Mais je trouve qu'elle prend énormément de place (faut dire qu'un tuyau, c'est étroit...) et ne laisse pas tant que ça de possibilités aux autres personnages de se faire une petite place. Certes, on a son ami, mais... en fait, le problème c'est que la vision même du monde par Trella fait que toute une partie du livre se passe à la suivre elle, solitaire qui observe depuis ses tuyaux la masse grouillante des autres personnages, flous et sans distinction.
Et du coup moi je ne me sens pas de vous parler des autres personnages de peur de vous spoiler. Sachez simplement qu'ils sont là et, au-delà de ce "flou artistique", ils vous réservent beaucoup de surprises !

Surprises qui se dévoilent au travers d'une histoire ma foi bien trouvée. Cette dernière contient un nombre assez hallucinant de retournements de situation dont je rêverai de pouvoir vous parler mais, au risque de vous spoiler très sévèrement, je ne le ferai pas.
Mais dans la restriction de ce que je peux dire, sachez que j'ai vraiment trouvé cette histoire très intéressante car surtout, très instructive. Elle permet d'appréhender une sorte de "recherche" de la liberté au sein de l'univers de Trella. Pour ma part, ça m'a permis de me rendre compte que la liberté n'est pas toujours sous la forme que l'on croit, qu'elle peut se construire même dans un espace clos qui n'aurait pas de sortie possible, qu'elle ne dépend pas de ça.
Et d'un autre côté, tout ça nous montre également que l'univers n'est pas toujours ce que l'on croit, même de notre place de lecture "omnipotents" qui, au travers des pages, peuvent tout deviner, car même là... on peut finir, comme moi dans ce livre, par se faire avoir !

Bref. Il est vendredi, 22h30 passées, je suis exténuée et j'ai l'impression que je viens de vous faire une chronique sacrément capillo-tractée. Je vais vous laisser sur la promesse qu'il s'agit peut-être d'une oeuvre pas parfaite, mais en tout cas de qualité, et aller me coucher ! 

9/10

mardi 3 mai 2016

Le disparu d'Oza-Gora (B. F. Parry)

Titre : Le disparu d'Oza-Gora
Auteur : B. F. Parry
Genre :  Fantastique 
Série : Oniria (Tome 2)
Nombre de pages :  333 pages

Résumé :
Eliott, accompagné de ses fidèles amis Farjo et Katsia, a atteint le merveilleux royaume d'Oza-Gora, où il va enfin pouvoir rencontrer le Marchand de Sable. Ce dernier est en effet le seul qui puisse libérer le père d'Eliott du songe mortel dont il est prisonnier depuis des mois. 
C'est Jabus, le plus dangereux des apprentis du Marchand de Sable, qui serait à l'origine de ce maléfique sommeil. La quête d'Eliott pour retrouver Jabus est d'autant plus périlleuse qu'elle se déroule sur fond d'une terrible révolution des cauchemars. 
A la tête de cette révolte se dresse La Bête, qui maintient prisonnière la princesse Aanor et qui est bien décidé à l'épouser de force pour asseoir son autorité ! 

BON SANG DE BONSOIR !
Ça fait tellement de bien de vous retrouver les gens ! J'ai pris quelques minutes avant d'aller me coucher comme la petite mamie que je suis pour vous taper cette chronique, je suis donc un peu fatiguée - pardonnez les fautes.
Cela fait déjà plusieurs jours que je devais terminer ce tome 2 d'Oza-Gora. Gnuh. Le pire c'est qu'il était très agréable à lire, il me prenait simplement énormément de temps parce que... ben parce que sitôt mon travail fini je m'écroulais pour dormir.

Mais du coup, Oniria second volet, qu'est-ce qu'on peut en dire ?
Beaucoup de bien, si ça vous rassure ! Déjà pour commencer, l'univers est toujours aussi profond et intéressant. Ce deuxième tome va nous permettre de comprendre encore plus de choses, par exemple comment le sommeil fonctionne et ce que le Marchand de Sable fait à ce propos, comment les pouvoirs d'Eliott fonctionnent, ce que peut faire Mamilou de son côté...
Tiens d'ailleurs ça me fait sourire ; j'ai un Eliott dans ma classe. Je le regarde toujours un peu bizarrement du coup... 
Quant à la plume, elle est toujours aussi efficace, directe et simple : le but de l'auteur ici est de nous raconter une histoire, pas de partir en diatribes colorées et compliquées. Mais ça marche ! On attends ici de savoir la suite des aventures d'Eliott, on est donc pleinement satisfait.

Du côté des personnages, je suis toujours plutôt satisfaite. Eliott reste cet enfant de 12 ans qui fait parfois des bêtises - je pense notamment à quelque chose qu'il fait dans l'histoire et que j'ai trouvé vraiment bien amené. J'ai moins senti cette sorte de "dédoublement" entre le côté "trop sage" et celui d'un véritable enfant, qui me gênait dans le premier tome.
On rencontre pas mal de nouveaux personnages ici, mais je les ai trouvés peut-être un peu... effacés, flous, (oniriques ?), au même titre d'ailleurs que la princesse Aanor, qu'on ne voit pas beaucoup...
En revanche il faut bien avouer que Katsia et Farjo sont bien plus colorés, dans le background, faisant preuve de beaucoup de présence. On peut ainsi se raccrocher à eux, et au vu de ce qu'on apprend à la fin de ce deuxième tome, quelque chose me dit qu'on a pas fini de les voir traîner dans le coin ! Je ne comprends pas encore tout à fait tout ce qui se cache derrière leur présence, mais une chose est sûre, j'ai hâte de le savoir !

Tout comme j'ai hâte de voir ce qu'il va se passer dans la suite de l'histoire.
Car cette dernière - même si je ne vous dirai rien ici - prend une tournure très particulière dès la moitié de l'histoire, mais encore plus une fois passé les deux tiers - on pourrait presque appeler ça un virage dans le virage.
Elle offre une dualité que j'ai bien aimée, entre justement les responsabilités d'Eliott dans ce monde onirique et leurs répercussions sur son monde réel, mais également le fait qu'aussi intéressante que soit sa vie onirique... elle n'est que sa vie onirique, pas sa vie réellement, qui est bien plus importante, même si Eliott aimerait ne pas penser à cette dernière.
C'est une thématique que je trouve très intéressante pour les enfants - le monde des rêves et celui de la réalité, leurs liens et surtout, le fait que l'un ne peut remplacer l'autre - et qui m'a beaucoup parlé à moi, rêveuse invétérée que je suis et qui adorerait dormir toute la journée pour rester dans le monde d'Oniria.
Je ne dis au final pas grand chose sur l'histoire mais le fait est qu'elle m'a beaucoup plu, et que je n'ose pas vraiment en parler de peur de vous gâcher des surprises... je garderai donc mes lèvres closes.

En résumé, l'univers est toujours aussi intéressant et la plume simple mais efficace, l'histoire commence à vraiment m'accrocher... il n'y a que les personnages qui parfois me laissent un peu une impression d'aquarelle trop diluée. Mais sinon, tout le reste me pousse à ne dire qu'une chose : vivement que je trouve le tome 3 ! 

8.5/10

dimanche 1 mai 2016

Bilan du mois d'Avril 2016

... J'ai honte.
Au moins l'avantage c'est que je pourrais pas faire pire le mois prochain ! 

Livres dévorés et chroniqués :



Petits nouveaux dans la bibliothèque : 



Comment je peux en venir à acheter autant de livre sans en lire aucun ??
Je suis irrécupérable... 

Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)

Visiteurs d'autres bibliothèques :

En ce moment c'est pas la folie... D: 

Mon coeur s'est emballé pour... 

Rien du tout, ce mois-ci...
Peut-être le prochain ? 

Mon coeur s'est brisé pour... 

Aucun ! Champagne :) 

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :) 

lundi 18 avril 2016

Red Queen (Victoria Aveyard)

Titre : Red Queen
Auteur : Victoria Aveyard
Genre :  Fantastique / Dystopie ?
Série : Red Queen (Tome 1)
Nombre de pages :  444 pages

Résumé :
Notre armée se lèvera,
aussi rouge que l'aube.

"Les argents n'ont rien à craindre de nous, les Rouges. Tout le monde le sait. Nous ne sommes pas leurs égaux, même si rien ne nous différencie en apparence. Le seul signe distinctif, extérieur en tout cas, est que les Argents se tiennent bien droit, tandis que nous avons le dos courbé par le travail, l'absence d'espoir et la déception inévitable face à notre sort." 

Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, passe ses journées à voler pour subvenir aux besoins de sa famille, jusqu'au jour où elle se découvre un pouvoir extraordinaire digne d'un Argent, et même d'un prince argent. Dans la prison dorée du palais d'Archeon, elle apprend la duplicité pour tenter de renverser le couple royal et libérer ses semblables. 

Enfin ! Je vous avoue avoir eu l'impression pendant une ou deux journées ne pas parvenir à voir le fin de cette lecture. Pas que le livre soit ennuyeux ou quoi que ce soit de ce genre - au contraire ! - mais il était écrit de façon assez compacte, du coup j'avais parfois du mal à en voir la fin ; à comprendre jusqu'où voulait nous emmener l'auteur.

Parce que c'est une bonne question à se poser, ça, d'ailleurs : où souhaite vraiment nous emmener l'auteur ? Si le début - qu'on comprend très bien grâce au résumé - est plutôt clair (l'humanité divisée en deux "peuples", une partie assujettie et l'autre régnant, un combat et une révolution qui s'annoncent...), la suite du récit le sera beaucoup moins. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose, honnêtement, mais ça peut prêter à confusion lorsqu'on ne s'y attends pas, pour tout dire. Si bien que pour ma part, arrivée à... peut-être la moitié, voire les deux tiers du livre, je me suis demandée où est-ce que j'étais en train d'atterrir, au juste, et ce qui m'attendait.
Et je peux vous dire que je n'ai pas été déçue, loin de là, même ! Au contraire. Je ne pourrais rien vous dévoiler ici pour vous permettre d'avoir le délice de la surprise, mais une chose est sûre, Victoria sait très bien comment retourner les situations, et c'est un vrai délice que de se laisser embarquer là-dedans.

En revanche, s'il y a bien une chose qui a pu m'énerver au long du récit... c'est l'attitude de l'héroïne. Et surtout, surtout, son indécision. Un moment elle souhaite faire quelque chose, puis tout à coup recule. Ou au contraire, hésite, et se décide à la dernière seconde alors qu'elle partait pour faire quelque chose d'autre. C'est épuisant - on ne peut pas se reposer quatre secondes sur ce qu'elle vient de dire. Il y a un moment - sans vous dévoiler quoi que ce soit bien sûr - ou elle insiste pour ne pas faire quelque chose qu'elle trouve fou et insensé.
Et c'est elle-même qui le lance, peut-être quarante pages plus loin ! Il faudriat pouvoir se décider à un moment donné. Mais en dehors de ça, j'ai trouvé Mare plutôt humaine, très réaliste dans ses émotions et dans tout ce qu'elle nous fait vivre, c'était donc plutôt agréable de passer le récit à ses côtés.
Cal et Mave m'ont pour leur part fait pas mal grincé des dents dans le sens que j'ai eu l'impression, quelque part, que... leur présence n'était là que pour mettre en valeur une éventuelle histoire romantique et un triangle amoureux ?
Et... on s'en fiche ?? C'est atroce, j'ai l'impression que je ne répète que ça depuis peut-être trois chronique mais, sérieusement. On est au beau milieu d'une histoire de révolution, on s'en fiche un peu de savoir qui est amoureux de qui, non ?!

Bref, c'est énervant. Très énervant. Ça passe parce que ça a plus tard un rôle dans l'histoire, mais lorsqu'on ne sait pas ça... ben on a juste envie de taper un peu sur le crâne des protagonistes pour qu'ils se rendent compte que c'est pas totalement le moment de compter les fleurs du champ d'à côté.
On notera cependant que j'ai beaucoup aimé certains autres personnages, notamment deux que je ne peux pas citer pour cause d'énorme spoil, mais qui sont de véritables bouffées d'air frais au milieu de toute cette révolution. L'un est posé, calme et aide beaucoup noter héroïne, l'autre est surtout vu en "miroir", en reflet inversé, au travers du prisme de son absence, mais lorsqu'on peut enfin apercevoir un bout de son museau... c'est un véritable bonheur.

Et tout ça est accompagné par une plume qui, sans être magistrale, se laisse lire sans trop de problèmes. A mon sens, l'auteur gagnerait beaucoup à se laisser un peu aller à plus de fantaisie dans sa plume et sa façon de raconter les choses, mais son style reste efficace et agréable à lire, donc ça n'est pas non plus un problème. Sans compter que tout ça se place dans un univers que je trouve pour ma part très intéressant : cette histoire de sang argent et sang rouge, et de mutations sanguine dans tous les coins... c'est vraiment un terreau chouette qu'a trouvé l'auteur, et j'ai hâte de savoir ce qui se cache encore à l'intérieur !

Cette chronique n'en finit pas dis donc, j'ai presque du mal à la clore ! Mais vous pouvez retenir que mis à part quelques détails un peu agaçants tels que ce triangle amoureux presque forcé et l'attitude de l'héroïne, l'histoire reste très intéressante dans façon de nous trimbaler à droite à gauche, le tout dans un univers très intéressant ! J'avais déjà hâte de voir ce que me réservais le deuxième tome et sa superbe couverture... eh bien j'ai encore plus hâte ! 

8/10

jeudi 7 avril 2016

Zodiaque : Méfiez-vous du treizième signe (Romina Russell)

Titre : Zodiaque : Méfiez-vous du treizième signe
Auteur : Romina Russell
Genre :  Science-fiction
Série : Zodiaque (Tome 1)
Nombre de pages :  468 pages

Résumé :
Sur la planète du Cancer, comme dans toute la constellation du Zodiaque, l'astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe....

Rhoma, jeune étudiante du signe du Cancer, est hantée par des visions cataclysmiques. Personne ne la croit, mais l'impensable se produit : une des lunes de sa planète explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Et pour elle il n'y a aucun doute : une puissante malfaisante est à l'oeuvre...

Avec son mentor, le flegmatique Mathias et Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance dans une course contre la montre pour prévenir les autres constellations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient treize à l'origine... et le dernier attend son heure. Celle de la destruction. 

Bon commençons direct par poser un truc : on va surnommer ce livre "Zodiaque" hein parce que le titre entier est UN PEU long. Tout comme le résumé - qui dévoile quand même un sacré bout du début de l'histoire... je vais finir par arrêter de lire les résumés en fait, ce sera plus simple, vous en dites quoi ?
Enfin, bref.

Zodiaque est un livre de science fiction. C'est un genre que j'aime beaucoup mais que je lis plus rarement que la fantasy... généralement pas par choix mais plus parce que je ne pense pas forcément à en choisir quand je vais à la bibliothèque. Mais là pour le coup, toute cette histoire de zodiaque avait piqué ma curiosité, surtout que j'étais à ce moment là en plein dans une autre histoire qui mettait également au centre le zodiaque et ses particularités (Homestuck, si vous vous posez la question). D'ailleurs du coup c'était pas compliqué parce que je reliais inconsciemment les personnages et les maisons du zodiaque tels que je les connais, alors que ben... ça n'avait aucun rapport.

Mais tout ça va nous permettre de parler, donc, de l'univers et de tout ce qu'il représente. Parce que, comme c'est souvent le cas dans le cas des science-fictions, l'univers est aussi vaste... eh bien, que notre propre univers. Ce qui d'ailleurs m'a posé un problème durant la lecture - un problème que vous pouvez d'ailleurs retrouver dans le résumé : je ne parviens pas à comprendre si l'auteur parle d'un monde vraiment très, très vaste... ou si elle n'utilise simplement pas les bons termes. Elle parle d'une galaxie, mais d'un seul soleil, de systèmes de planètes et de constellations... et j'en viens à ne pas comprendre si les différentes Maisons se trouvent à plusieurs endroits de la galaxie et on donc chacune une étoile et un système solaire, et qu'Helios est alors une sorte de super soleil (ce qui n'aurait que peu de sens ??), ou si par galaxie, l'auteur entend simplement un très gros système solaire avec différentes planètes et lunes. A mon avis, il s'agit plutôt de la seconde option, mais dans ce cas, je suis quand même un peu déçue de l'utilisation du vocabulaire qui est alors très approximatif.

Mais l'univers n'est pas simplement gigantesque dans son étendue mais aussi dans sa profondeur : on sent qu'il y a une très grande histoire "collective" derrière les maisons, mais aussi une histoire personnelle à chaque maison, qui a fait une culture, des technologies (plus qu'impressionnantes, d'ailleurs... ça fait rêver !) et une forme de pensée régissant chacun de ses êtres et qu'on retrouve ensuite au centre des psyché des personnages, qui selon leur appartenance, vont être enclin à réagir bien différemment, à cause de ce qui fait d'eux, au plus profond de leur être, des Cancer, des Sagittaire, des Balances ou des Capricornes, par exemple.

Des personnages qui du coup, sont plutôt hauts en couleur de ce point de vue. En effet, ils combinent grâce à cette profondeur donnée par les maisons, une sorte de "personnalité de base" et leur propre personnalité, liée à leur propre histoire. Ainsi, chaque maison est différente, mais chaque personne au sein de sa maison est différente d'une autre, comme si l'on mélangeait deux aplats de couleurs déjà très colorés pour donner encore plus de diversité. Un très bon exemple pour ça est visible au travers de deux des trois personnages principaux : Mathias et Rhoma, notre héroïne. Les deux sont Cancer, mais on voit bien quand ils entrent en action ou en interaction qu'ils ont des réactions très différentes... qui pourtant, au fond, on le même but premier.
Par exemple, Rhoma est quelqu'un de très impulsif, qui va se jeter toujours la tête la première dans le danger quand elle l'estime nécessaire... mais toujours dans la volonté de s'occuper des siens, de les protéger, car c'est là la base de la maison du Cancer. De son côté, Mathias est beaucoup plus posé, plus patient et essaye d'empêcher Rhoma d'agir de façon trop impulsive... mais là aussi, c'est dans la volonté de la protéger, parce qu'il a juré de l'aider.
Et de son côté, Hysan, qui est émissaire de la balance, est très excentrique, mais agira toujours de façon à suivre la justice, même lorsque cette dernière semble cacher derrière quelque chose d'autre.

J'ai beaucoup aimé ces personnages, je dois le dire, même si un petit quelque chose m'a cependant dérangée... L'héroïne vient de passer au travers de plusieurs tamis d'épreuves, elle a vécu des choses très douloureuses tout le début du livre... et passe pourtant la moitié de ce dernier ensuite à se soucier de ses sentiments amoureux. Alors qu'elle tente de sauver des milliards de vie ! ... Il faudrait peut-être avoir le sens des priorités, non ?
Je l'ai déjà dit, je n'ai rien contre une histoire d'amour, mais là... là c'est pourtant clair que toute l'histoire est très complexe sans ça. On aurait presque pu s'en passer. Alors je n'aurai pas voulu qu'il n'y ai rien, c'est clair, mais là je trouve que c'était presque... trop. Et c'est dommage.

Reste néanmoins que du côté de l'histoire, cela s'annonce plutôt bien ! La complexité de l'univers fait que l'histoire elle-même s'annonce bien complexe, avec une foule de personnages (qui reste quand même suffisamment restreinte aux niveaux des personnages principaux pour qu'on ne s'y perde pas trop) qui ont tous un sacré caractère. L'héroïne semble se faire trimbaler pas mal, mais elle prend beaucoup de décisions, et c'est très intéressant de voir comment elle fait ensuite face aux conséquences, surtout quand elle se trouve manipulée.
J'aime beaucoup le fait qu'elle se découvre un pouvoir plutôt grand... mais qu'elle ne puisse pas y accéder pour une très bonne raison toute une partie du livre - dans certains cas, c'est bien plus mal amené qu'ici.
Quant à l'ennemi, encore une fois, il est plutôt intéressant également. Il est pas mal caché les trois quarts du temps, simple ombre sans visage qui attaque, mais ce qu'il révèle à la fin de ce tome 1 m'a définitivement convaincue de vouloir voir la suite de toute cette histoire. J'espère donc qu'elle viendra vite !

Je me rend compte à la relecture que cette chronique est certainement aussi compacte que le livre lui-même.... Oups. Mais si je dois résumer... l'histoire est très intéressante, les personnages complexes et passionnants - même si l'histoire d'amour, on aurait pu sévèrement tailler dedans, je pense - et l'univers me donnerai presque envie de plonger dans le livre, si ce n'était ce problème de termes. Pour ma part, ce fut un plaisir de le lire, et j'ai hâte de pouvoir dévorer le prochain tome ! 


8.5/10

Oh et si vous avez vu des signes bizarres au sein de cette chronique, ne vous inquiétez pas trop... je l'ai tapée en plein milieu d'un cours au lieu d'écouter mon prof (*tousse*) et ma voisine de classe a pour passion de taper aléatoirement sur mon clavier sans que je m'en rende compte. Il est possible que certaines de ses facéties aient échappé à ma vigilance... ~

vendredi 1 avril 2016

Bilan du mois de Mars 2016

... Je vais arrêter de promettre de faire mieux, hein
Parce que ça donne des résultats un peu déplorables, quand même ~ 

Livres dévorés et chroniqués :

  



Petits nouveaux dans la bibliothèque : 



Mon porte-monnaie saigne... 

Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)

Visiteurs d'autres bibliothèques :


Mon coeur s'est emballé pour... 

Rien du tout, ce mois-ci...
Peut-être le prochain ? 

Mon coeur s'est brisé pour... 

Aucun ! Champagne :) 

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :)