mercredi 13 janvier 2016

Le Feu Secret (Carina Rozenfeld & C. J. Daugherty)

Titre : Le Feu Secret
Auteur : Carina Rozenfeld & C. J. Daugherty
Genre :  Fantastique
Série : Le Feu Secret (Tome 1)
Nombre de pages :  474 pages


Résumé : 

Une guerre contre le destin
Une course contre le temps

Taylor Montclair, une fille tout ce qu'il y a de plus normal, mène une vie sans histoire dans la petite ville de Woodbury, en Angleterre. Sacha Winters, un ténébreux garçon nimbé de mystère, habite à Paris.
Alors que Taylor est impatiente d'intégrer l'université d'Oxford, Sacha, lui, se contrefiche des études... et pour cause : il connaît la date exacte de sa mort, et celle-ci approche à grands pas.
La mort de Sacha entraînera la réalisation d'une prophétie ancestrale qui plongera le monde dans le chaos.
Taylor est la seule qui puisse le sauver. Mais ni elle ni lui ne le savent : ils ne se sont jamais rencontrés.
Une mer et plusieurs centaines de kilomètres les séparent. Des puissances démoniaques sont prêtes à tout pour empêcher leur alliance. Ils ont huit semaines pour se trouver et vaincre le destin.
Le compte à rebours commence maintenant.


(Alors à la base, je voulais vous faire le résumé exactement comme il était au dos du livre. Avec les jolis signes du zodiaque, en centré, et tout et tout. Sauf que ça prenait une place monstre. Donc euh... on va se contenter de la version édulcorée. Pardon.)

Certains qui ont vu la page facebook devaient attendre cette chronique avec pas mal d'impatience, sachant ce que j'y avais écris. Donc oui, le Feu Secret est bel et bien le livre que j'ai ouvert l'autre jour avec la ferme intention de ne lire qu'une dizaine de page par curiosité, et que j'ai refermé cinq heures plus tard, après avoir boulotté les 500 pages sans aucune hésitation. Donc oui je peux déjà commencer par là : DANGER ; ce livre vous aspirera sans aucune pitié pour votre vie et tout le boulot que vous devez faire. Il en a rien faire. (Et vous n'en aurez plus rien à faire non plus quand vous l'aurez ouvert).

Depuis le temps, vous devez savoir que je suis très fan de Carina Rozenfeld - et C.J. est également une auteur que j'apprécie, qui a une plume très agréable à lire et une imagination donnant des histoires très intéressantes. J'étais donc plutôt impatiente de voir ce qu'une collaboration entre les deux pourrait donner. Et croyez moi que je n'ai pas été déçue ! Leurs deux styles d'écritures se complètent très bien, à tel point que j'ai honnêtement eut bien du mal à déterminer si elles avaient écrit chacune le point de vue d'un personnage ou avaient mélangé les deux au fur et à mesure de leur avancée. L'univers qui est proposé est également plutôt intriguant, donnant un autre visage à un pan de notre histoire plutôt fantasmé : l'alchimie. Je ne dirai rien quand à cette partie, à part une petite critique : en lisant, je me suis demandé où se trouvaient les "limites" qui accompagnaient les pouvoirs des personnages. Si pour l'un, c'est très clair, pour d'autres c'est plus flou et je crains un peu de finir par voir arriver un personnage surpuissant à la mode des "grosbill" comme on les appelles dans les jeux vidéos (autrement dit, des personnages qui peuvent tout faire, ne sont jamais arrêtés par le moindre sort... bref, très énervants).

Mais les personnages, parlons-en !
Les deux principaux, Sacha et Taylor, sont chacun intéressants à leur façon. C'est clair que le départ donne une grosse longueur d'avance à Sacha, qui se jette d'un toit comme s'il allait faire des courses puis retourne chez lui tranquillement, à moitié couvert de sang. A côté, Taylor fait un peu grise mine... mais bien vite ils sont mis en contact et le quotidien un peu gris-terreux de Taylor commence à prendre des couleurs, d'abord au travers d ses interactions avec Sacha (dont certaines sont plutôt... imagées !), puis grâce aux propres événements qui interviennent sur son chemin. On les voit donc emprunter deux voies plutôt différentes et c'était intéressant de les voir évoluer chacun de leur côté avant de se voir ou de se revoir, pour mieux comprendre comment chacun fonctionne.
J'ai également beaucoup aimé Louisa, qui a un caractère de cochon anglais plutôt magnifique - j'ai envie de lui faire des câlins. Je me prendrais sûrement un pain dans la foulée, mais bon sang j'ai envie. Par contre il y a un petit détail qui m'a dérangée : les familles sont, à mon sens, un peu "pâlichonnes" ; surtout en ce qui concerne celle de Taylor, dont j'arrive à peine à me souvenir du nom de la sœur. La seule personne dans tout ça qui m'intrigue vraiment, c'est l'énigme que représente son père. J'en viens à me demander s'il sera important dans la suite de l'histoire.

Histoire au demeurant plus que surprenante.
J'ai passé la moitié du tome à me demander ce qu'il allait arriver à chaque détour de page, tant pour moi tout ceci sortait des sentiers battus. C'est quelque chose que j'aime beaucoup chez ces deux auteurs : elles sont très loin des constructions classiques d'histoires, ce qui fait qu'on ne s'ennuiera pas en se disant "ah, bon, alors là c'est typique, il va y avoir un quiproquo et la fille va le quitter". Non, dans ce genre de roman, c'est plutôt "ET BAM ! Une montgolfière débarque et enlève le garçon au passage !".
Bon mon exemple n'est peut-être pas le meilleur qui soit mais vous avez compris ce que je voulais dire : on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre et c'est délicieux, on est constamment surpris, sur le qui-vive... et du coup, on n'a plus du tout envie de lâcher le livre.
Quant à la seconde moitié, où l'histoire prend un autre tournant, parfois un tout petit peu plus classique, elle apporte moins de surprise mais beaucoup de rebondissements. On sent que la confrontation va arriver et quand elle débarque, c'est avec explosions, fracas et d'autres révélations qui... au final n'amènent que plus de questions. L'histoire était donc pour moi un véritable délice à dévorer du début à la fin, porté par un lien qui se tisse et se renforce, on le sent, entre nos deux protagonistes, qu'on a hâte de voir se rapprocher encore plus.

... Même s'il faudra pour ça attendre le second tome. Un second tome que j'espère aussi captivant, haletant et génial que ce premier, qui cumule à lui tout seul des personnages haut en couleur, une histoire riche (je dirai même multi-millionnaire) en surprises et rebondissements, et des plumes plus qu'agréable à lire. Si vous étiez tenté, n'hésitez plus, c'est de la bombe ! Et si vous n'étiez pas tenté... ... soyez-le ! 

9.5/10

dimanche 10 janvier 2016

❤ Axolot la BD - Volume 2 (Patrick Baud & co)

Titre : Axolot (BD)
Auteur : Patrick Baud (& co)
Genre :  BD, étrange, merveilleux
Série : BD Axolot - Tome 2
Nombre de pages :128 pages

Résumé :
Mystères, expériences scientifiques, bestioles incroyables....
Donner au réel des airs de fables et installer le fantastique dans les bizarreries de notre monde, tel est le talent de Patrick Baud, brillant conteur et créateur du blog Axolot.
Son but : partager son étonnement face à l'étrangeté de l'univers. 

Si vous vous souvenez de ma chronique sur le premier tome de cette BD, vous devez certainement avoir une idée d'à quel point j'ai pu piailler de bonheur quand on me l'a offerte à Noël. Spéciale dédicace d'ailleurs à l'amie en question - qui a en contrepartie reçu justement le premier tome et a juré de me voler celui-là dès que j'aurai eu le temps de le chroniquer. Coucou, Titia, petite pensée pour toi ! ~

J'ai profité l'autre soir d'un bon moment de détente au fond de mon lit avec mes chats pour ouvrir ce second cabinet de curiosité sous forme livresque... et j'ai au final dévoré ses 130 pages sans hésiter une seconde, perdue au milieu des différentes petites histoires, des plus délicates qui amènent à réfléchir sur - j'aurais jamais cru que je dirais ça un jour - le "destin" des mannequins sur lesquels on s'entraîne à la réanimation, ou bien à éclater de rire sur le dessin particulièrement acéré d'un artiste qui se permet d'appeler Patrick "Patoche" (je l'avoue, ça, ça m'a fait mourir de rire. Vraiment.).

On retrouve du coup toute la magie - dans une autre configuration puisque les anecdotes et les illustrateurs sont différents - du premier tome. Chaque artiste a sa propre page, et ce fut un plaisir pour moi que de découvrir et de reconnaître les style de plusieurs d'entre eux, comme Julien Neel (le papa de Lou !) ou Pénélope Bagieu, dont j'adore le blog. Chaque artiste a sa propre patte, et même si, pour avoir vu au moins de milliers de fois chaque vidéo (hmm, moi, exagérer ?), je connaissais quasiment toutes les anecdotes, j'ai à chaque fois redécouvert ces dernières.
Elles sont en effet toujours teintées de la perspective de l'auteur, apportant ça et là de l'humour, de la tendresse, d l'épouvante, parfois même de la tristesse. C'est comme si l'on vous proposait un kaléidoscope d'histoire, que vous le découvriez avec plaisir... et qu'au moment où vous aviez envie de le reposer, repus de vos découvertes, on y glissais une lentille spéciale ajoutant d'autres couleurs encore plus merveilleuses.
... Il faut que je me calme, moi, avec les métaphores.

Je ne me vois honnêtement pas vous parler de la "qualité de l'histoire" - tout simplement parce que, comme je l'avais dit dans la première chronique, il s'agit de la réalité de notre monde. En revanche, il n'est pas de doute possible quant à la qualité du conteur. Une bonne partie est bien évidemment à attribuer aux auteurs qui choisissent la trame scénaristique de leurs propres BD, mais l'agencement général de cette dernière et toutes les anecdotes, les petits mots qui précisent encore quelques détails, amènent une richesse supplémentaire qui est toujours très, très appréciable à l'ensemble de l'ouvrage.
Cette fois-ci, par exemple, il n'est pas question de ces cinq arbres dont je vous avais parlé la dernière fois et qui me donnaient envie de partir sur le champ en voyage, sac à dos sur le dos. Mais on y a parle de cinq maladies mentales étranges et étonnantes, ou encore de ces scientifiques qui se sont sacrifiés pour la science - et qui n'auraient rien à envier aux plus cinglés d'entre nous. C'est un parfum différent mais tout autant agréable à découvrir et dont j'aime à me souvenir.

En réalité, cette chronique est certainement tout autant décousue que l'avait été la première. Je vais répéter simplement ce que j'avais dit à ce moment là : ce livre est indescriptible mais tout simplement génial. C'est pour moi un second "cabinet de curiosité" un peu plat mais coloré et merveilleux, un assemblage de points de vue, d'histoires, de récit et de voyage sous forme condensée que je retournai visiter avec plaisir. 
Dites moi, en voyant le titre, avez-vous douté ne serait-ce qu'une seconde que ce serait un autre coup de cœur ? Moi pas ;) 


10/10 ❤ 

vendredi 8 janvier 2016

Le trône de Jade (Naomi Novik)

Titre : Le trône de Jade
Auteur : Naomi Novik
Genre : Fantastique 
Série :  Téméraire (Tome 2)
Nombre de pages : 384 pages

Résumé :
Lorsque les Anglais ont intercepté un navire français et son précieux chargement, un œuf de dragon, Will Laurence, capitaine de la Royal Navy, est devenu le maître du dragon nouveau-né qu'il a baptisé Téméraire. 
A présent, l'empereur de Chine vient de découvrir que le dragon Impérial qu'il avait envoyé à Napoléon en guise de cadeau est tombé aux mains des Anglais. Une délégation chinoise en colère réclame l'animal. Laurence refuse de coopérer et de rendre le coéquipier dont il n'imagine pas pouvoir se séparer.
Mais devant le risque d'être condamné à mort pour désobéissance, il est bien obligé d'accompagner Téméraire en Asie. Commence alors un long voyage semé d'embûches, de dangers, d'intrigues et de terreurs sans nom, qui ne fera que renforcer l'amitié indéfectible qui lie Will et Téméraire.

Le temps que je réussisse à trouver comment la chronique, je relisais le résumé et une petite question s'est imposée à mon esprit...
... pourquoi l'auteur s'acharne-t-elle à appeler le protagoniste "Will" dans ces résumés alors qu'en fait, elle l'appelle tellement par son nom de famille (Laurence) dans les livres que je n'avais même pas remarqué que c'était son prénom jusqu'ici... ?
Hum.

Ce fut donc avec plaisir que j'ai retrouvé Téméraire et Laurence pour de nouvelles aventures, moi qui les avait quittés sur des révélations un peu balèzes. Un peu beaucoup. Et ces révélations vont bien évidemment former le socle de l'histoire de tout le roman - comme vous avez pu le voir dans le résumé de ce second tome. On voit donc Téméraire et Laurence embarqués sur un bateau pour plus d'une année (si mes calculs sont bons ?) avant d'arriver en Chine. Et croyez moi que le voyage va être plutôt mouvementé !
En fait c'était même une source d'angoisse pour moi ; outre la possible séparation Laurence-Téméraire à cause des chinois, c'était le fait qu'ils allaient être embarqués pour un très long temps dans un navire et que ben... l'auteur ne semblait pas vouloir écourter le récit du voyage. Je me disais du coup "mince, est-ce qu'on va pas s'emmerder comme des rats morts ?" (oui pardonnez mon langage de charretière, je me mets au niveau des marins, question d'ambiance !).
Eh bien non. Pas du tout, même ! Parce que déjà, il se passe énormément de choses à cause des problèmes diplomatiques entre les différentes parties du bateau, mais également parce qu'il va y avoir pas mal d'action à cause des escales qui sont faites. Et plus le voyage avance, plus on sent qu'il y a des choses qu'on n'a pas encore saisie dans les coulisses et que ça va péter quand ils arriveront à destination.
Et pour ça pète... ça pète. Alors en tout cas c'est clair de ce côté : on ne s'embête pas avec l'histoire - mis à part quelques très rares moments où tout se tasse un peu et on peut alors respirer (voire, mais chut, s'ennuyer un peu de temps en temps).

Du côté personnages, c'est à la fois sécurisant et déroutant : on retrouve Téméraire et Laurence, et même un personnage qu'on avait croisé dans le début du premier tome, Riley. Mais on quitte la plupart des autres personnages du premier tome - notamment tous les dragonniers - qui sont plutôt absents, mis à part quelques petites apparitions et des moments où ils sont nommés de loin en loin. De l'autre côté, on a plusieurs nouveaux personnages parmi quelques antipathiques de renom, notamment en ce qui concerne une grande partie des chinois que l'on va rencontrer dans la majeure partie du livre (sérieusement, si je pouvais tordre le cou à certains d'entre eux... gnnnn.)
Et à mon sens, on revient à un petit problème que j'avais d'ailleurs il me semble déjà nommé dans le premier tome : l'auteur donne toujours autant les noms de TOUS les personnages ou presque que l'on rencontre, même si on ne voit ces derniers que pour quelques pages. Et on s'y perd - encore plus avec des noms chinois, en plus, surtout quand s'ajoutent les noms des Dragons qui ont tous des significations très précises... et pour moi, c'est problématique, parce qu'on fini par ne plus reconnaître les personnages importants et leurs fonctions, et donc, on perd en lisibilité dans l'histoire.

Reste néanmoins que l'univers est très bien construit - on sent la lenteur du voyage, les différences de pensée entre les peuples rencontrés et surtout, que les villes et villages de Chine ont été vraiment très bien pensés en matière de coopération avec les dragons. On voit les différences que l'auteur cherche à nous mettre un peu sous le nez, grâce surtout au point de vue des dragons, ce qui est plutôt intéressant comme point de vue pour moi.
Quant à son style d'écriture, il reste très agréable même si pas fameux et parfois, toujours un peu "vieillot" sur les bords, ce qui peut être plutôt déroulant - mais participe aussi à sa façon à l'immersion de l'histoire.

Ce n'est donc pas un coup de cœur, comme le premier tome, mais ce fut quand même un plaisir de retrouver les personnages et leurs trépidantes aventures, même si j'avais du mal parfois à m'y retrouver entre tous les personnages et les différents problèmes de l'intrigue. J'ai néanmoins hâte de pouvoir voir ce qu'il se passera dans le troisième tome, au vu des bouleversements apportés par le deuxième ! 

8.5/10

mardi 5 janvier 2016

Ma raison d'Espérer (Rebecca Donovan)

Titre : Ma Raison d'Espérer
Auteur :  Rebecca Donovan
Genre :  Tranche de vie, Histoire d'amour, Jeunesse...
Série :  Breathing (Tome 2)
Nombre de pages : 599 pages

Résumé :
"Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerais ça pour rien au monde." 

Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d'Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l'a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s'en veulent de ne pas l'avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d'avant... 

Depuis le temps que j'avais envie d'acheter, puis de lire ce livre ! Depuis... la fin du premier tome en fait, qui se terminait de manière proprement intolérablement suspencieuse...
Hein comment ça je parle pas français ?
Mais si voyons. Chut. Silence.  Moi très bien parler la France.
(Spéciale dédicace à l'Eden qui me dit se marrer à chaque début de chronique ou presque... j'ai remporté un sourire là, au moins ?!)

Hmm, non mais bref, redevenons sérieux cinq minutes. Si c'est possible.
Alors donc, ce second tome ? Bien, pas bien, décevant, haletant, jem'envoleverslefirmament-en ?
(Non mais je pense que c'est le thé hein, ça doit êter pour ça... c'est forcément pour ça...)
Eh bien, pour ma part, je l'ai trouvé très bien ! Peut-être un tout, tout petit peu moins que le premier tome, mais c'est vraiment très personnel comme avis.
En tout cas on retrouve ici la plume de Rebecca qui est toujours aussi agréable : on ressent tout du point de vue d'Emma, du début à la fin... aussi bien ses instants de joie que de douleur. L'univers reste le même, même s'il gagne beaucoup en profondeur. Et ce, aussi bien du côté "mental" de la chose (avec les cauchemars qui hantent Emma, de plus en plus vivaces et effrayant) que du côté "réel" - avec les hauts et les bats qui vont jalonner cette année.

Enfin, ces six mois, comme c'est expliqué dans l'histoire.
Six moi qui vont s'annoncer en effet haut en couleur, surtout que Emma prend la décision au début de ce livre d'aller vivre chez sa mère. Et j'ai honnêtement un problème, un vrai problème avec tout ça. Elle est parfaitement heureuse dans la maison de Sara, avec cette dernière et ses parents... pourquoi décider ainsi d'aller vivre chez sa mère ? Pourquoi ne pas vouloir commencer par la voir petit à petit au lieu de s'installer de force là-bas sans vraiment demander l'avis de sa mère pour finir aussi mal après ?
Honnêtement, je me suis longuement questionnée sur ça. Sans trouver vraiment de raison développée dans le livre, malheureusement. Mais bon, soit. Elle emménage donc chez sa mère et commence alors une nouvelle vie, avec sa mère et les copains de cette dernière... et tous les problèmes que ça va attirer.
Et hmm... je ne sais pas si c'est parce que c'est une suite ou simplement à cause de l'histoire elle-même, mais j'ai beaucoup moins été prise par les événements au niveau émotionnel. Certes, j'étais prise dans l'histoire et j'ai dévoré le livre en même pas deux jours, mais... je ne me sentais pas "proche" de Emma, à cause de tout ce qu'il se passe et des réactions que je trouvais parfois vraiment étrange.

Et ce notamment vis à vis des autres personnages. Emma a compris, appris dans le premier tome qu'elle a besoin des autres, qu'elle peut leur faire confiance pour ce qu'il se passe dans sa vie, pour trouver du réconfort, l'aider à faire face, la soutenir... elle le sait. Alors diable de moribon, pourquoi est-ce qu'elle ne va pas vers eux ?!
Je sais à quel point c'est dur de faire confiance aux autres, surtout sur ce genre de sujet... mais bon sang, elle nous a montré qu'elle l'avait appris dans le premier tome, est-ce qu'il ne s'agit pas là d'un retour en arrière ?
Enfin bref. Les autres personnages, notamment Sara et Evan, sont à mon sens plutôt fidèles à eux-même. Il y a bien un moment où Sara semble étrange, mais cela ne m'a pas tant dérangée car c'est expliqué plus tard. En fait j'avais même pas mal de peine pour Evan qui en bavait pas mal selon les moments, le pauvre...
Et il y a un dernier personnage que j'ai beaucoup aimé : le père d'Emma, qui apparaît en filigrane au travers des souvenirs de cette dernière et de ceux des autres, comme sa mère ou d'autres personnes de son entourage qui lui confient ses souvenirs. En revanche, du côté de la mère...
... en fait, non. Je ne dirai pas que j'ai aimé la mère, mais je l'ai trouvée extrêmement bien faite. Elle souffre énormément et même si je ne parviens pas à cautionner ce quelle fait, je comprend que c'est à cause de la douleur qu'elle le fait. Et c'est fait de manière très crédible, très humaine.

Donc voilà. J'ai aimé ce second livre, ne vous méprenez pas ! L'univers est toujours immersif, les personnages très crédibles dans leurs qualités humaines et leurs relations. Mais certaines décisions d'Emma et certaines choses qui se passent dans l'histoire m'ont pas mal refroidie. J'attendrai mai pour savoir ce qu'il se passe dans le troisième tome. Et en attendant... 

7.5/10

dimanche 3 janvier 2016

❤ A thousand pieces of you [VO] (Claudia Gray)

Titre : A thousand pieces of you (VO anglaise)
Auteur : Claudia Gray
Genre :  Science-fiction
Série : Firebird, tome 1
Nombre de pages : 368 pages

Résumé :
Les parents physiciens de Marguerite Caine sont connus pour leurs grands travaux scientifiques. La plus impressionnante de leurs inventions : le Firebird (oiseau de feu), qui permet à son utilisateur de sauter dans d'autres univers parallèles, des versions altérées du notre. Mais quand le père de Marguerite est assassiné, le tueur - l’énigmatique et superbe assistant de ses parents, Paul - s’échappe dans une autre dimension avant que la loi ne puisse le rattraper. 

Marguerite ne peut pas laisser l'homme qui a détruit sa famille s'échapper, et elle s'élance après Paul à travers différents univers, où leurs vies s'entrelacent dans différentes façons incroyablement familières. A chaque rencontre, elle se questionne un peu plus sur la culpabilité de Paul - et sur son propre cœur. Bientôt, elle découvrira que la vérité derrière la mort de son père est bien plus sinistre qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. 

[Résumé traduit par les petites papattes de votre humble assistante, pardonnez les éventuelles fautes !]

Quelque part, je suis plutôt soulagée d'être encore en vacances et de ne pas avoir tant de travail à effectuer pour l'université. Parce qu'entre ce livre et celui que je suis en train de lire... j'ai pas beaucoup de temps pour faire autre chose que lire. Je vous assure que c'est terrible, vraiment - je n'arrive pas à les lâcher.
Parce que oui, j'ai littéralement dévoré A thousand pieces of you (je vais l'appeler Firebird pour aller plus vite, après, hein ?) durant toute la journée de hier... et une bonne partie de ma nuit. Au moment ou j'ai lu son résumé sur le blog d'un collègue, je savais de toute façon qu'il serait dur pour ce livre de me décevoir. On parle de voyage entre les mondes, d'univers parallèles, et d'un destin qui réunit les êtres malgré eux. Comment vous voulez que ça ne me parle pas ?!

J'ai donc plongé dans ce livre et dans son écriture, son (ses ?) univers avec un bonheur sans nom. Le livre commence sur les chapeaux de roues, on a à peine le temps de comprendre où l'on se trouve, à l'instar de l'héroïne, qui débarque dans une "nouvelle vie", la vie d'une autre elle. Les souvenirs, le début de l'histoire revient peu à peu, raconté parfois de manière un peu artificielle, mais toujours agréable.
J'ai beaucoup aimé les différents univers proposés, qui sont tous différents et plein de couleurs, chacun à leur propre manière. Je ne peux pas en dire beaucoup mais, l'univers qui se déroule en Russie était probablement le plus chouette de tous. Même si j'ai, par rapport à mes propres projets d'écriture, une tendresse toute particulière pour celui concernant les océans...

Et l'histoire suit vraiment tout de ces univers. On est sans cesse plongés dans l'attente et l'expectative ; chacune des "pauses" du récit ne nous permet pas vraiment de nous reposer, comme si on était vraiment dans la peau de Meg, qui, n'étant pas dans sa propre peau, dans son véritable univers, ne parvient pas à vraiment se laisser aller, à se relaxer. C'est très tendant mais sans être trop frustrant. S'il y a quoi que ce soit à reprocher au livre, cela se trouve peut-être au niveau de l'histoire : cette dernière est parfois un peu trop manichéenne. On comprend assez vite qui est vraiment "méchant" dans l'histoire, et si certains retournement m'ont vraiment bouleversé le cerveau, je dois avoué avoir compris assez vite quelques détails de certains autres - ce qui est un peu dommage. Mais même sans ça, j'ai profité à fond de ma lecture, n'émettant qu'un simple "haha !" triomphant en comprenant que j'avais deviné juste, donc je ne pense pas vraiment avoir besoin de m'en plaindre.

Sans compter que tout ça est supporté par des personnages magistraux, à commencer par une Meg sur qui ont peut se poser énormément de questions, puisqu'on al voit sous quatre versions d'elle-même, ce qui est plutôt intéressant. Elle doit à chaque fois prendre le "rôle" de son moi de l'univers où elle se trouve, approfondissant ainsi un questionnement des plus intéressants pour ce genre d'histoire : à quel point est-on le "même" dans un univers où notre vie a pris un tour radicalement différent ? Ce sont des questions que j'ai vraiment adoré me poser.
Paul et Théo, les deux assistants de ses parents, sont chacun très convaincants dans ce qu'ils proposent, et j'ai vraiment adoré les croiser et recroiser au cours des différents univers. J'aime surtout cette complicité fraternelle qu'il y avait entre eux et qui était vraiment convaincante, alors même qu'il y a des moments où, cela se voit, il y a une grande tension entre eux (que je ne peux pas nommer, désolée... !)
Et j'ai un dernier petit penchant pour le père de Meg, grand "absent" puisque tué en début d'histoire, mais qui réapparaît dans les univers et permet de dessiner son absence en filigrane, au travers des autres univers, et du manque que ressent sa fille - un manque très convaincant, que j'ai adoré.
Encore une fois, si je n'avais qu'un reproche à faire, ici, ce serait celui d'un personnage qui est presque tamponné du mot "MECHANT" sur le front... et c'est dommage dans une écriture si fine.

Alors sérieusement. Un (des) univers profonds et différents, qui osent un dépaysement magnifique ; des personnages profonds qui aident à se poser de vraies questions sur le psychisme humain et les sentiments, et une histoire tout en rebondissements et en retournements. Comment ça pouvait ne pas être un coup de coeur pour moi, même s'il n'est pas parfait ?! 

9.5/10❤


vendredi 1 janvier 2016

Bilan du mois de Décembre 2015

J'espère que vous avez joyeusement fêté cette fin d'année ! 
Et une bonne année 2016 à tous ! <3 

Livres dévorés et chroniqués :



 

  

  


Petits nouveaux dans la bibliothèque : 



 

Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)

Visiteurs d'autres bibliothèques :

 


Mon coeur s'est emballé pour... 



Mon coeur s'est brisé pour... 

Aucun ! Champagne :) 

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :) 

Nouveaux points du défi complétés ce mois-ci :

Lire un livre avec de mauvaises critiques
Lire un livre que je devais lire à l'école
Lire un livre que j'avais commencé, mais jamais fini
Lire une pièce de théâtre
Lire une romance classique
Lire un livre basé sur une histoire vraie
Lire un livre qui se déroule dans ma ville
Lire un livre de mon enfance
Lire un livre que ma mère aime
Lire un livre avec des antonymes dans le titre
Lire un livre banni
Lire un livre basé (ou transformé en) série TV
Lire un mémoire
Lire un livre non-fictionnel

On le sent, que j'ai rushé ce défi sur le dernier mois ? 
Naaaan... ~

jeudi 31 décembre 2015

Prenez le temps d'e-penser (Bruce Benamran)

Titre : Prenez le temps d'e-penser
Auteur : Bruce Benamran
Genre : Vulgarisation scientifique 
Série : E-Penser (Tome 1) 
Nombre de pages :  406 pages

Résumé :
Vous vous interrogez sur des phénomènes simples sans retrouver dans quelle case de votre cerveau vous avez rangé ce que vous avez appris en 5ème. Vous êtes curieux mais pas franchement scientifique, ce livre est pour vous. 

Qu'est-ce que l'électricité statique ? Pourquoi un aimant aimante-t-il ? Savez-vous ce qu'est la quinte essence ? Pourquoi éteint-on les lumières dans un avion un quart d'heure avant d'atterir de nuit ? Mendeleïev est-il le premier vrai punk de l'histoire de la Russie ? Qu'a-t-elle donc de si "générale", la relativité générale ? Le temps est-il une illusion ? La lumière est-elle d'ondes ou de particules ? ... Prenez le temps d'y penser. 

Vous vous souvenez quand j'ai fait la chronique sur la BD d'Axolot, qui du coup n'avait quasiment pas de sens par rapport aux autres chroniques étant donné que ça n'était pas vraiment un roman comme ce que je lis d'habitude ?
... Bienvenue à vous, allons-y pour la chronique d'un livre de vulgarisation scientifique ! Je vous préviens donc d'avance que je ne sais pas, au moment où j'écris, comment je vais réussir à chroniquer ce livre. Hem. C'est parti.

Il n'y a techniquement pas d'histoire, mais des faits scientifiques (et historiques assez régulièrement, également, comme lorsque Bruce fait le récapitulatif des différentes découvertes sur le sujet qu'il aborde). Vous m'excuserez mais je n'ai pas vraiment eu le temps de vérifier chaque fait qu'il explicitait ou citait ; on partira donc du principe qu'il a fait un boulot du tonnerre en recherchant et expliquant tout ça. Vraiment.
Si vous lisez ce livre (et je vous y encourage très, très grandement), vous pourrez étendre vos connaissances générales sur le système scolaire, les cinq sens, la théorie de la gravitation, l'électro-magnétisme... sans finir avec des maux de tête atroces à la fin d'un chapitre. Je ne vais pas vous mentir, c'est dense, très dense, mais c'est très agréable à lire.

Et c'est rendu très agréable par la plume de Bruce, qui est pour le coup, vraiment une pépite. Je ne vais pas vous mentir, je lis beaucoup dans le tram et dans le bus. Et je n'ai jamais autant fait se retourner mes voisins qu'en lisant ce livre-là, tant j'éclatais de rire à fréquence élevée. Ils ont certainement dû se poser des questions sur ce que je lisais ou bien l'équilibre de mon bien-être mental, pour rire d'un livre de vulgarisation scientifique.
Et pourtant, je vous assure que vous rirez certainement autant que moi. Parce que non seulement il fait des petites blagues ça et là (il y en a une sur l'humanité qui m'a arraché un sourire à chaque fois que je la croisais...) ; parfois même dans les notes de bas de page, mais également grâce à la façon dont il parle. Cette dernière est très "oralisée", on a vraiment l'impression de l'entendre parler comme dans ses vidéos, ou de le voir en face de nous durant la lecture. Et certaines de ses expressions sont vraiment très imagées, comme quand il parle de quelqu'un sortant une très grosse théorie plutôt risquée, et le décrivant comme une personne "qui devait vraiment être stable sur ses deux pieds pour sortir un truc pareil sans saigner du nez".
Avouez que c'est quand même dépaysant comme style d'écriture. Et pour ma part, c'était un véritable petit coup de cœur : pendant que je lisais, je cherchais sans cesse à voir ce qu'il écrivait ensuite.

Le livre, enfin, est agrémenté de petits dessins en début de chaque chapitre qui font de l'humour sur ce qui sera traité dans ce dernier, mais également d'une préface d'Alexandre Astier. Préface plutôt intrigante sur la réflexion à laquelle le livre nous pousse, et qui est pour moi des plus intéressantes. Je vous l'avais déjà dit que je réfléchis souvent quand je termine un livre, par rapport à ce que ça dit de notre société, ou ce que je ferai à la place des personnages... mais là, j'ai réfléchi sur le monde, sur son fonctionnement, et surtout sur ce grand frisson qui nous envahit quand on réfléchit à l'immensité de l'univers comme le décrit Bruce. Et c'était un vrai plaisir que de prendre ce temps pour réfléchir à tout ça.

Je vous avais dit que ce serait du décousu de chez décousu ! Mais gardez ça en tête : c'est un livre de vulgarisation scientifique qui va vous faire rire, et vous faire réfléchir. En plus, c'est hyper intéressant. Et si vous n'êtes pas certains de vouloir tenter tout de suite (il fait quand même presque 400 pages, mine de rien !), tentez une de ses vidéos. Vraiment. C'est du bon. 

9/10

Et avec ça, nous signons le 47ème et dernier point du défi : lire un livre non fictionnel. 
Champagne ! 
Enfin, non. Champomy. Mais c'est presque la même ;) 



Oh, et, comprenne qui pourra mais... vive Aristote ! Ou pas.